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Le CCI réclame une représentation des entreprises canadiennes en croissance au comité consultatif sur les relations économiques Canada–États-Unis
April 21, 2026
Aujourd'hui, le gouvernement fédéral a annoncé la composition du Comité consultatif sur les relations économiques entre le Canada et les États-Unis. En réponse, Patrick Searle, chef de la direction du Conseil des innovateurs canadiens, a publié la déclaration suivante :
« Le Conseil des innovateurs canadiens salue la décision de la première ministre d'établir un processus consultatif officiel sur les relations entre le Canada et les États-Unis.
« Toutefois, le comité annoncé aujourd'hui exclut les entreprises mêmes dont les modèles d'affaires, les actifs et les réalités concurrentielles seront les plus directement façonnés par l'examen à venir de l'ACEUM. Il n'y a aucune représentation de l'économie numérique et de l'innovation du Canada. Aucune voix pour les entreprises qui construisent, possèdent et exportent les actifs incorporels qui définissent désormais le commerce mondial.
« La concurrence mondiale ne s'organise plus uniquement autour des biens. Les actifs incorporels représentent 92 % du S&P500 et approchent les 100 000 G$ US de valeur à l'échelle mondiale. Les services fournis par voie numérique représentent plus de la moitié du commerce mondial des services. L'avantage économique et sécuritaire découle désormais du contrôle des données, de la propriété intellectuelle et des normes qui régissent leur utilisation. Cela est aussi vrai dans les sciences de la vie, l'agriculture, les minéraux critiques et les ressources naturelles que dans les logiciels, où le contrôle des essais cliniques, des données génomiques et environnementales, des technologies de traitement et de la propriété intellectuelle en aval détermine où la valeur est créée, captée et ancrée.
« Les États-Unis constituent leur plus grand marché. C'est également la juridiction qui façonne le plus activement les règles de l'économie numérique et de l'innovation, par l'approvisionnement, l'établissement de normes et l'utilisation stratégique de la politique commerciale. La prochaine phase de l'ACEUM ne sera pas une mise à jour de routine. Elle déterminera qui capte la valeur dans la prochaine génération de marchés mondiaux.
« Les entreprises canadiennes en hypercroissance ne sont pas périphériques à ce système. Elles y participent et, dans bien des cas, elles sont en concurrence à sa frontière. Nous avons mal géré le programme d'architecture numérique dans l'ACEUM, laissant la Silicon Valley largement victorieuse, comme l'a cité le Financial Times en 2018.
« L'économie du XXIᵉ siècle appartient à ceux qui écrivent les règles, et non à ceux qui sont forcés de les suivre. À l'heure actuelle, les États-Unis façonnent les règles relatives aux données, aux plateformes et aux algorithmes par l'approvisionnement, les normes et la politique commerciale, tandis que le Canada demeure réactif. Le Canada doit d'urgence développer l'expertise et la capacité de négocier efficacement, car la prochaine phase de l'ACEUM déterminera qui capte la valeur dans la prochaine génération de marchés mondiaux.
« Les 24 membres nommés aujourd'hui sont des Canadiens éminents qui représentent des secteurs qui ont longtemps ancré l'économie canadienne. Mais aucun d'entre eux ne parle au nom de la cohorte d'entreprises dont le siège social est au Canada qui construisent de nouveaux marchés, se développent à l'échelle mondiale et se font concurrence quotidiennement pour attirer des clients des deux côtés de la frontière.
« Les laisser hors de la salle affaiblit la position du Canada avant même le début des négociations.
« Nous exhortons le gouvernement fédéral à ajouter à ce conseil une expertise qui reflète l'économie du XXIᵉ siècle. »
Contact pour les médias
Lisa Brody Hoffman
Directrice des communications
lhoffman@canadianinnovators.org
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