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Allocution du CIC devant le Comité permanent des finances
May 28, 2026
Le 28 mai, le directeur des affaires fédérales du CCI, Daniel Perry, a comparu devant le Comité permanent des finances de la Chambre des communes. Daniel a présenté le point de vue des membres du CCI et a formulé quatre recommandations pour aider les entreprises technologiques canadiennes à prendre de l'expansion, à être concurrentielles à l'échelle mondiale et à maintenir leur siège social au Canada.
Daniel était accompagné de Laurent Carbonneau, vice-président, Politique et plaidoyer au CCI.
Visionnez les remarques préparées de Daniel ici :
Monsieur le président, membres du comité, merci de me donner l'occasion de comparaître aujourd'hui.
Je m'appelle Daniel Perry. Je suis directeur des affaires fédérales au Conseil des innovateurs canadiens. Je suis accompagné de mon collègue Laurent Carbonneau, notre vice-président, Politique et plaidoyer.
Le Conseil des innovateurs canadiens est le conseil d'affaires du XXIe siècle au Canada. Nous représentons plus de 175 entreprises technologiques à forte croissance dont le siège social est au Canada et qui exercent leurs activités dans des secteurs comme l'intelligence artificielle, l'infrastructure numérique, la fabrication de pointe, la défense et d'autres technologies à double usage.
Nos membres bâtissent des entreprises ici au Canada, vendent sur les marchés mondiaux et rivalisent chaque jour pour obtenir des clients, des capitaux et des talents. Ce sont exactement le genre d'entreprises dont le Canada a besoin pour faire croître son économie, augmenter les salaires et accroître son assiette fiscale.
Le Canada évolue dans un environnement mondial où la politique économique, la stratégie industrielle et la sécurité nationale sont de plus en plus liées. Les économies dominantes ne traitent plus la politique d'innovation comme un simple dossier de recherche. Elles utilisent l'approvisionnement, les capitaux, la politique commerciale, l'immigration, les normes et la sécurité nationale comme des outils pour façonner les marchés et renforcer la capacité intérieure.
Il suffit de regarder autour de nous pour le constater. Comme l'a souligné tout récemment la Stratégie de sécurité nationale des États-Unis, le pays traite le leadership technologique, le contrôle des technologies critiques et la force économique comme des sources de puissance géopolitique.
Parallèlement, l'économie mondiale est de plus en plus axée sur les actifs incorporels. Cela comprend les données, la propriété intellectuelle, les algorithmes et le savoir-faire. C'est là que la valeur est créée, et ceux qui la captent prennent les devants. Les actifs incorporels représentent désormais environ 92 % de la valeur des entreprises inscrites à l'indice Standard & Poor’s 500 et approchent les 100 000 milliards de dollars en valeur mondiale.
Le Canada doit répondre à cette nouvelle réalité. Nous avons des chercheurs de classe mondiale, des entrepreneurs solides et des entreprises au potentiel mondial.
Le défi est que trop de ces entreprises peinent à prendre de l'expansion et à croître ici au Canada. Les obstacles sont bien connus : l'accès aux clients, aux capitaux et aux talents. Lorsque ces obstacles ne sont pas levés, les entreprises canadiennes sont forcées de prendre de l'expansion au sein de systèmes définis par d'autres. Le résultat est que la propriété intellectuelle, les données, la prise de décision et la valeur économique à long terme quittent le pays.
Pour remédier à cela, notre mémoire prébudgétaire présente quatre recommandations clés.
Premièrement, le Canada devrait utiliser l'approvisionnement public comme un outil de politique économique stratégique. Le gouvernement est l'un des plus grands acheteurs de notre économie, mais nous n'utilisons pas ce pouvoir d'achat efficacement pour valider la technologie canadienne, créer des premiers clients et aider nos entreprises à être concurrentielles à l'échelle mondiale.
Acheter canadien devrait signifier exactement cela. Cela devrait signifier acheter auprès d'entreprises qui sont économiquement canadiennes. Les décisions d'approvisionnement devraient tenir compte de la propriété intellectuelle, des données, de l'activité économique intérieure et du contrôle canadien.
Deuxièmement, le Canada devrait renforcer sa capacité souveraine en matière d'intelligence artificielle et de défense ici même au pays. La puissance de calcul, l'infrastructure infonuagique, les données, les logiciels et les systèmes d'intelligence artificielle sont des éléments fondamentaux d'une économie moderne. Dans le domaine de la défense et dans d'autres secteurs sensibles, le Canada ne peut se permettre de dépendre de systèmes sous contrôle étranger qu'il ne peut maintenir, mettre à niveau ou exploiter de manière indépendante.
Troisièmement, le Canada doit renforcer sa structure de capital d’innovation. L’écart est particulièrement marqué aux étapes ultérieures de la croissance, alors que les entreprises canadiennes deviennent de plus en plus dépendantes des capitaux étrangers. Ces capitaux étrangers comportent des risques, notamment la délocalisation, l’acquisition et la perte de propriété intellectuelle canadienne.
Le budget 2026 devrait concentrer les capitaux appuyés par le gouvernement sur les rondes de financement de série B et ultérieures. Il devrait également introduire un incitatif fiscal canadien inspiré de l’exemption pour les petites entreprises qualifiées des États-Unis (Qualified Small Business Stock), afin d’aider les entreprises canadiennes à maintenir leur siège social au pays et à mobiliser davantage de capitaux ici même.
Quatrièmement, le Canada devrait moderniser sa façon d’attirer les fondateurs à haut potentiel. Un programme de visa pour démarrage d’entreprise plus fiable, lié à la performance commerciale, à la création d’emplois et à la rétention de la propriété intellectuelle, aiderait à garantir que les entrepreneurs puissent accéder aux talents dont ils ont besoin pour bâtir leur entreprise ici.
Nous devons également garder à l’esprit que l’examen prochain de l’Accord Canada–États-Unis–Mexique se déroule en toile de fond de cette discussion. Cet examen contribuera à définir les règles régissant les données, le commerce numérique, les normes et l’accès aux marchés. Le Canada doit s’assurer que les entreprises qui bâtissent l’économie du XXIe siècle sont représentées dans ces conversations.
Le budget 2026 est l’occasion de dépasser les mesures fragmentées que nous avons vues jusqu’à présent. Le Canada devrait harmoniser ses outils économiques, industriels, commerciaux et de sécurité nationale autour d’un objectif commun : aider les entreprises canadiennes à bâtir, à croître et, ultimement, à rester ici.
Merci. Je répondrai avec plaisir à vos questions.
À propos du Conseil des innovateurs canadiens (CIC)
Le Conseil des innovateurs canadiens (CIC) est le conseil d’affaires du Canada pour l’économie du XXIe siècle. Nous sommes un collectif de plus de 175 des entreprises canadiennes les plus ambitieuses et à la croissance la plus rapide, ainsi que des fondateurs, PDG et cadres qui les dirigent. Nous travaillons ensemble pour améliorer les conditions d’affaires afin d’aider davantage d’entreprises locales à croître, à rivaliser à l’échelle mondiale et à favoriser une prospérité à long terme. Apprenez-en plus sur canadianinnovators.org.
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